hauteville

collection

Une matière brute.
Des courbes sensuelles.
Un confort surprenant.

Pour faire face aux grandes épidémies de tuberculoses (aka la peste blanche) du début du 19e siècle, la commune d’Hauteville est choisie pour la construction de grands sanatoriums. Aujourd’hui abandonnés, ils sont le terrain de jeu des explorateurs urbains. C’est dans le grenier d’un de ces sanatoriums que l’histoire de la chaise d’Hauteville commence.

Au commencement était la chaise

Quand les designers Henri Lavallard-Boget et Julie Legros font une promenade digestive, ils préfèrent les vieux bâtiments désaffectés aux bords du Rhône. Chacun ses goûts. Un jour, dans le sanatorium abandonné d’Hauteville, ils trouvent une coque de chaise en résine datant très probablement des années 50.

Expérimenter, c’est jouer aux alchimistes.

Bluffés par ce travail audacieux, on a signé.

La résine, c’était cool dans les années 50.

Au départ, sans intention de commercialisation, les designers cherchent à expérimenter le béton armé de fibre de verre en utilisant la coque comme matrice. Image irréfléchie, impulsive et faite à l’œil. Jouer de la matière c’est donner de son corps, échardes et béton corrosif, égratignures et courbatures. Expérimenter, c’est jouer aux alchimistes. Devenir père de curiosités appelées des ratés, mais qui parfois aboutissent à de belles surprises. La matière brute, la matière grise. La matière du gros œuvre et celle de l’édifice. Les premiers prototypes ont été malmené pour vérifier leur résistance mécanique sur le long terme, poids exagérés et corps généreux, brutalités et équilibres dangereux, chocs thermiques, du gel au soleil brûlant. Quelques mois plus tard, la chaise d’Hauteville est créée.

douceur, souplesse et fermeté

un design brutal, une assise confortable

La matrice de l’assise épouse le bas du dos pour un maintien enveloppant. L’intérieur de la coque est soigneusement poncé à la main pour un toucher doux, presque soyeux. Caressez l’extérieur de la coque et vous comprendrez que la brutalité de la première intention créative est restée intacte. Les pieds sont faits avec des tiges de fer à béton de 14mm soudés à la coque au moment du moulage. Ils apportent une légère souplesse qui rend encore plus confortables toutes les assises de la collection Hauteville.

la brutalité, première intention créative

La fameuse chaise Tulip de Eero Saarinen pèse quasiment le même poids que la chaise d’Hauteville. Etonnant, non ?

Quand c’est beau, on ne pèse pas. Mais si vous voulez vraiment savoir, notre chaise pèse seulement un peu plus de 9kg.

Sa géométrie la rend extrêmement stable. Mais si vous arrivez quand même à la faire tomber, ne laissez pas votre pied dessous !

Oui, elle est lourde et c’est aussi ce qui fait son charme. Heureusement elle glisse facilement.

Amusé de voire toujours les mêmes chaises dans les projets d’architectes ?
Le fameux fauteuil Eames, ou pire une mauvaise copie ?
Nous aussi.
Assumez votre différence. Osez la matière béton à l’intérieur.

boring…

wow!

Dessiner une chaise est de loin le sujet le plus compliqué pour un designer.
Le faire en béton est proche de l’inconscience.
Réussir toute une collection, du tabouret de bar au rocking chair, c’est du génie.