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Bertrand Jayr

« Entre art et design, il n’y a qu’un pas. »

Il existe selon Bertrand Jayr, une transversalité reliant ces disciplines à la fois distinctes et connexes. C’est précisément, par la transgression de ses propres limites que l’Art se redéfinit constamment. Voilà comment ce jeune artiste et designer lyonnais envisage ces deux pratiques simultanément. Un design innovant et porteur de sens, conciliant créativité et usage.

Diplômé de l’Ecole d’Art Appliqué de la ville de Lyon en 2004, entre BTS et Beaux-Arts, il effectue durant 4 ans une formation en Architecture intérieure et Design qui lui permettra par la suite, d’affûter cette vision artistique transversale.

Bertrand Jayr s’amuse à faire parler les objets. Fortement imprégné par l’Art conceptuel, c’est souvent l’intention qui dicte sa démarche. Sensible à son approche artistique et séduit par la qualité plastique et sémantique de ses travaux, Lyon Béton entreprend, en vue d’ouvrir sa production à l’objet et vers plus de sens, une collaboration avec l’artiste. Apportant ainsi, poésie, humour et singularité à des objets qui en sont, le plus souvent, dépourvus. Lyon Béton, par son savoir-faire et son expérience, offre au designer l’opportunité de faire exister ses créations en assurant leur bon développement sans en trahir le propos.

Lyon Beton et Bertrand Jayr envisagent déjà de poursuivre cette collaboration et n’ont pas dit leurs derniers mots en matière de design !

Le Bocal LTD

Le collectif d’artistes le Bocal LTD a commencé par sérigraphier nos lampes béton. Quand nous leur avons parlé de notre projet de tableau en béton, ils n’ont pas pu résister à l’idée de nous proposer des illustrations aussi poétiques que graphiques.

Le Bocal est un studio de création et un espace de la galerie basée à Lyon, montrant une sélection pointue d’expositions dans le domaine des arts graphiques.

Le Bocal LTD, c’est Lucie Albon+ Tian Keu + Delphine Perret.

Ils ont travaillé sur leurs propres projets depuis 10 ans, que les auteurs et les illustrateurs pour l’édition et des magazines (Editions Gallimard, Editions Glénat, Editions Autrement, le magazine Elle, Têtu mag …)

Ils travaillent sur les récits des images, des livres illustrés ou bandes dessinées. Leurs livres ont été traduits en plusieurs langues telles que le coréen, anglais, chinois, russe. Ils ont participé à des programmes d’artistes en résidence et des ateliers animés au Japon, le Cambodge, le Bangladesh, la Biélorussie et la Russie.

Ils collaborent régulièrement ensemble, mélangeant leurs graphiques et de combiner leurs processus créatifs individuels.

Crew Birdy Kids

Une aventure artistique née à Lyon

Les premières représentations de l’oiseau Birdy Kids apparaissent sous forme de graffitis à la fin des années 80. Le collectif fait des autoroutes lyonnaises son terrain de jeu, profitant des vastes étendues de béton vierge, revendiquant ainsi le nombre potentiel de vues quotidiennes. Avec une fréquentation avoisinant les 300 000 véhicules par jour le réseau autoroutier du grand Lyon fait figure d’emplacement stratégique. L’omniprésence du collectif aux abords de ces grands axes lui confère rapidement un rayonnement sur toute la région.

A l’origine assimilées à une dégradation de l’espace publique, les représentations de l’oiseau ludique et acidulé deviennent rapidement l’attraction des automobilistes lyonnais et sont aujourd’hui les seuls graffitis épargnés par le service d’urbanisme de la ville.

A contre-courant, le collectif Birdy Kids fait briller son art avant tout par la mise en avant des couleurs et revendique l’absence d’arrières pensés militantes ou de quelconques messages. Lors d’une récente interview, la réponse apportée par le collectif à ce sujet était la suivante : « Le fait de passer plus de 20 ans de sa vie à jouer au chat et à la souris avec la police alors que notre unique but est d’offrir de la couleur et du plaisir aux gens, c’est déjà un message en soit ».

Lyon Béton propose ainsi au Crew Birdy Kids un nouveau support pour leurs créations ; les premières pièces ont été révélées au public français lors d’une exposition en 2014. Depuis, le crew Birdy Kids utilise régulièrement nos tableaux en béton pour leurs expositions.

Une sélection de photos et illustrations de leurs oeuvres imprimées sur tableaux béton sont désormais accessibles aux clients de Lyon Béton.

Ateliers HLB

Éloge de la matière brute, celle du gros œuvre, le béton et son fer à béton. Affinée par une technicité de plus en plus sophistiquée, la chaise d’Hauteville est une image contemporaine de la chaise des années 50. La coque qui épouse les courbes corporelles et le piétement pris dans sa masse lui confèrent un confort et une souplesse inattendus.

L’histoire de deux rencontres

C’est lors d’une exploration urbaine que nous avons trouvé dans le grenier d’un sanatorium désaffecté une coque en résine des années 50. Au départ, sans intention de commercialisation, nous cherchions à expérimenter le béton armé de fibre de verre.
Image irréfléchie, impulsive et faite à l’œil. Jouer de la matière c’est donner de son corps, échardes et béton corrosif, égratignures et courbatures. Expérimenter c’est jouer aux alchimistes, devenir père de curiosités appelées de ratés, mais qui parfois aboutissent à de belles surprises. La matière brute, la matière grise. La matière du gros œuvre et celle de l’édifice. Ce premier prototype intuitif nous devions le faire souffrir pour vérifier sa résistance mécanique sur le long terme, poids exagérés et corps généreux, brutalités et équilibres dangereux, chocs thermiques, du gel au cagnard.

C’est lors du salon ID d’art à la sucrière à Lyon début avril 2014, que nous rencontrons Lyon-Béton. Nous exposons dans un recoin pouilleux parce que la place y est moins chère, Lyon-Béton est par contre sous les feux de l’entrée principale. La rencontre fortuite nous amène rapidement dans les locaux de Villefranche. Accueillis par des mannequins en résine réalistes, nous découvrons cette entreprise avec un air de famille, affections nerveuses et sympathies, où les divers caractères s’entre-choquent dans un fourmillement sensible, où chacun relève ses manches pour que les meubles de béton restent légitimes sur le marché. Sans prostitution aucune. Ça, nous l’avions bien compris. La proposition n’était pas de travailler pour eux sous une tutelle hiérarchique, mais plutôt de s’investir dans cette excitation familiale.

Depuis l’atelier HLB et Lyon Béton ont travaillé de manière rapprochée pour pouvoir proposer la chaise d’Hauteville sur le marché.
Nous en avons profité pour agrandir la famille Hauteville avec des tabourets de bar, des fauteuils et même un rocking chair.

Bientôt de nouvelles collaborations…

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